•  17/10/2013
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    Crédit photo : BSIP

    Contrairement à ce que l’on croyait jusqu’ici, « la musique ne fonctionne pas comme une simple distraction lors d’un dur travail physique, en nous faisant ressentir le travail comme plus facile, mais de fait, elle réduit l’effort en améliorant les performances musculaires. »

    Cette nouvelle notion est apparue grâce au travail de scientifiques de l’Institut Max Planck (Leipzig, Allemagne), qui a été publié dans les PNAS.

    Certains genres musicaux, tels que le blues et le gospel, ont été directement liés à une dure tâche physique, lorsque les hommes et les femmes travaillaient dans les champs de coton, expliquent Thomas Fritz et coll. Lorsque les prisonniers cassaient des pierres dans les carrières, ils chantaient en incorporant des sons de leur travail dans la musique.

    Les chants des supporters

    Par ailleurs, lorsque des sportifs souhaitent réaliser des performances, ils utilisent un guide musical et occasionnellement, au moment de l’épreuve, sont soutenus par les chants et encouragements vocaux des supporters.

    La recherche d’un lien entre musique et exercice physique dans une perspective neuroscientifique entre dans un nouveau domaine, soulignent Fritz et coll.

    Jusqu’ici, on pensait que la musique distrayait des sensations proprioceptives, et que les réactions corporelles au stress étaient simplement moins clairement perçues.

    Mais les résultats de l’étude montrent que l’effet de la musique est plus profond que cela.

    Les scientifiques ont mis 27 volontaires sur des machines d’entraînement (fitness) avec différents modes d’écoute : musique écoutée passivement et déconnectée des mouvements, musique liée à l’activité avec des réponses aux mouvements, et enfin musique préparée et produite de manière interactive par l’individu.

    Des muscles plus efficaces

    Les mesures métaboliques ont été enregistrées : consommation d’oxygène, modifications du tonus musculaire, spirométrie. Les auteurs ont aussi interrogé les sujets sur leur perception de l’effort.

    Le questionnaire révèle que la majorité des participants qui ont eu une activité créative par rapport à leur accompagnement musical pendant l’effort d’une part ressentent moins sévèrement le stress, mais surtout leurs muscles ont utilisé moins d’énergie et ont donc été plus efficaces. Les sujets ont perçu les exercices à un moindre degré d’intensité qu’ils n’étaient en réalité.

    Les auteurs évoquent un contrôle moteur amélioré par un état émotionnel plus favorable sous l’effet de la musique.

    Cette nouvelle notion, reconnue grâce au travail des scientifiques de Leipzig, d’une part est cohérente avec les observations historiques de nombreuses créations musicales et, d’autre part, ouvre des horizons pour étudier et développer l’usage thérapeutique de la musique.

    › Dr BÉATRICE VUAILLE

     


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    France : cinq raisons de ne pas désespérer

    La hausse des impôts progressifs sur le revenu et le capital mise en œuvre par le gouvernement de gauche n'a rien d'un « matraquage », puisqu'ils reviennent en réalité à leur niveau de 2000, avant les baisses d'impôts massives consenties essentiellement en faveur des ménages aisés.

    Le 20 août dernier, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, déclarait comprendre le « ras-le-bol fiscal » des Français. Une déclaration qui a immédiatement (et logiquement) ouvert un boulevard aux critiques vis-à-vis du gouvernement auquel il appartient, en accréditant l'idée que celui-ci aurait procédé à un « matraquage fiscal » inconsidéré depuis l'arrivée à la présidence de François Hollande en mai 2012. Pourtant la réalité est différente. Le gouvernement de gauche a en effet procédé à d’importantes hausses d’impôts, mais celles-ci ont pour l’essentiel eu pour effet de combler le trou creusé dans les finances publiques par les multiples baisses d’impôts consenties aux plus aisés durant la décennie précédente. Elles ont en effet ramené les impôts progressifs sur le revenu et le capital au niveau qu’ils avaient en 2000. Pas de quoi donc a priori pousser des cris d'orfraie.

    Dans les années 2000, les impôts des riches ont beaucoup reculé

    Les baisses d’impôts avaient démarré avec Laurent Fabius en 2000 qui, lorsqu’il était ministre des Finances de Lionel Jospin, avait tenu à en faire le principal marqueur de son action. Une dynamique qui avait été prolongée et accentuée ensuite par les gouvernements de droite arrivés aux affaires après 2002. Notamment avec une profonde réforme de l’impôt sur le revenu mise en œuvre par Dominique de Villepin en 2005-2006 et les multiples baisses d’impôts décidées par Nicolas Sarkozy en 2007, dans le cadre de la loi dite Tepa.

     

    Il existe quatre impôts d’Etat principaux sur les revenus et les patrimoines : l’impôt sur le revenu (IR), le prélèvement sur les revenus de capitaux mobiliers (PRCM), l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et les droits de successions. Si on observe l’évolution de leur rendement rapportée à celle du revenu disponible brut des ménages, les différentes baisses d'impôts des années 2000 ont entraîné une perte croissante de recettes pour l'Etat qui a culminé à 27 milliards d'euros en 2009.

    La remise en cause des injustices fiscales

    Dans la foulée de la crise de 2008-2009, Nicolas Sarkozy avait cependant commencé à réaugmenter de façon significative les impôts, et des mesures supplémentaires ont été prises par François Hollande dès son arrivée au pouvoir. Du coup, cette perte de recettes fiscales n’était plus que de 14 milliards d'euros l'an dernier. On ne dispose pas encore des chiffres 2013, mais les mesures supplémentaires prises dans le cadre de la loi de finances 2013 ont probablement eu pour effet de ramener la fiscalité des revenus et du capital des ménages à peu près au niveau qui était le sien en 2000. Un niveau qui n’a donc rien d’exceptionnel pour l’instant, même si cette correction a été rapide. En remettant en cause les injustices fiscales commises dans les années 2000, le gouvernement a fait œuvre utile, même si ce type d’action n’est jamais très populaire. Et, comme cela avait été le cas après la crise de 1929, il faudrait plutôt aller plus loin encore dans le renforcement de la progressivité de l’impôt.

    Les prélèvements obligatoires ont baissé dans les années 2000

    On objectera cependant que ces impôts progressifs ne représentent qu’une faible partie (et c’est d’ailleurs un problème en soi) de l’ensemble des prélèvements obligatoires qui eux, en revanche, auraient, selon la plupart des commentateurs, connu une hausse ininterrompue. Pourtant cela ne correspond (absolument) pas non plus à la réalité. Ces prélèvements obligatoires n'ont jamais fait que retrouver l'an dernier le niveau qui était le leur dans le produit intérieur brut (PIB) français en 1999. Les multiples baisses d'impôts consenties aux plus aisés et aux entreprises avaient au contraire fait reculer cette part durant toute la décennie 2000. Sans qu’on constate cependant d’effet positif sur le dynamisme économique du pays, ce qui avait obligé la France à accumuler toujours davantage de dette publique : en tout 400 milliards d'euros à cause des baisses d'impôts, 20 points de PIB, durant la décennie 2000, selon l'estimation du rapport Cotis commandité par Nicolas Sarkozy en 2010 (voir www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000234/index.shtml ). Cette part des prélèvements obligatoires dans le PIB devrait certes être un peu supérieure au niveau de 1999 cette année, mais c'est la première fois depuis quatorze ans.

     

    Ce n’est pas la fiscalité mais le cadrage macroéconomique qui ne va pas

    Il y a bien lieu pourtant de critiquer l’action du gouvernement et ses effets sur l’activité économique, mais ce n’est pas vraiment sur le volet fiscal et des prélèvements en tant que tel. Là où le bât blesse en effet, c’est du côté de sa volonté de réduire trop rapidement les déficits publics globaux en mettant parallèlement une pression excessive sur les dépenses : cette restriction budgétaire trop importante freine l’activité et empêche au final le désendettement qu’elle est pourtant censée permettre. Mais cette critique du cadrage macroéconomique de l’action du gouvernement est une affaire distincte de l’appréciation qu’on peut porter sur les réformes engagées en matière fiscale.


    Guillaume Duval
    Article Web - 26 août 2013

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    Abonnés 03/09/2013
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    Le NO endothélial est essentiel au maintien d’une réponse vasculaire adéquate et la correction d’un dysfonctionnement endothélial est l’un des objectifs en médecine cardio-vasculaire. À cet égard, le rôle favorable de l’exercice est maintenant largement documenté. Une étude plaide pour prescrire de faire cet exercice avec les écouteurs aux oreilles.

    La musique en effet n’est pas indifférente à la fonction endothéliale, bien au contraire. Une étude montre que le fait d’écouter une musique que l’on aime modifie les marqueurs circulants de la fonction endothéliale : produits finaux stables du métabolisme du NO (NOx), diméthylarginine asymétrique et symétrique (ADMA et SDMA), et xanthine oxydase (XO). L’étude chez 74 patients ayant une maladie coronaire, montre que ceux qui se sont entraînés à un exercice aérobique et qui ont écouté leur musique favorite 30 minutes par jour pendant 3 semaines ont connu une amélioration significative de leurs paramètres (NOx, XO, ADMA et SDMA), en même temps qu’une amélioration de la capacité à l’exercice, indiquent Deljanin Ilic et coll., qui ont présenté leurs résultats à l’European Society of Cardiology (Amsterdam).

    Les auteurs proposent une explication : l’entraînement physique tout comme l’écoute d’une musique appréciée, sont de nature à faire monter les endorphines ou des composés endorphine-like, libérés par le cerveau, avec une activation du NO dérivé des endorphines.

    Les auteurs de conclure : « Écouter une musique qui est aimée, soit isolément, soit en addition à un entraînement physique, améliore la fonction endothéliale, et peut être un moyen à prendre en considération dans la stratégie de réadaptation pour les patients souffrant de maladie coronaire. »

    › Dr BÉ. V


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  • « Nous savons que l’exercice physique et l’absence de surcharge pondérale sont des garants de bonne santé " cartilagineuse ". Il nous reste à comprendre comment l’alimentation joue un rôle anti-arthrosique par des mécanismes plus complexes » a expliqué l’un des directeurs de recherche, le Pr Alan Silman (Arthristis research, Royaume-Uni).

     


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  • Les données européennes confirment que le taux de croissance de la France a été de 0,5 % au cours du second trimestre, celui de l'Allemagne à 0,7 % et celui du Royaume-Uni de 0,6 %. REUTERS/FRANCOIS LENOIR

    L'Union européenne renoue avec la croissance

    LE MONDE Jean-Pierre Stroobants et Anne Eveno

     

     

     

    Eurostat a sonné, mercredi 14 août, la fin de la récession en Europe. En effet, l'office européen de statistiques a publié des chiffres qui tranchent avec ceux des mois précédents en annonçant que la croissance du produit intérieur brut a atteint 0,3 % au cours du deuxième trimestre 2013, aussi bien pour la zone euro que pour l'ensemble des Vingt-Sept.

    Et cette synchronisation est, elle aussi, une bonne nouvelle, car la zone euro affichait jusqu'à présent des résultats plus mauvais que ceux de l'ensemble de l'Union. Cette performance est légèrement supérieure aux attentes des marchés, grâce notamment aux chiffres de la France (+ 0,5 %), note Eurostat.

    Le rebond est là. Au cours du premier trimestre, l'économie de la zone euro avait reculé de 0,3 % et celle des Vingt-Sept de 0,1 %. Comparées à 2012, les données du deuxième trimestre indiquent toutefois une chute de 0,7 % pour la zone euro, de 0,2 % pour les Vingt-Sept. La comparaison pour le premier trimestre était respectivement de 1,1 % et de 0,7 %.

    Les données européennes confirment que le taux de croissance de la France a été de 0,5 % au cours du second trimestre, celui de l'Allemagne à 0,7 % et celui du Royaume-Uni de 0,6 %.

    Sept Etats européens restent en récession : la Bulgarie, l'Espagne et la Suède ( 0,1 %), les Pays-Bas et l'Italie ( 0,2 %), Chypre ( 1,4%). Et bien sûr, la Grèce ( 4,6 % comparé au deuxième trimestre 2012) qu'Eurostat n'a pas été en mesure de comparer avec le premier trimestre.

    MOINS D'AUSTÉRITÉ

    L'embellie continentale est incontestable. Elle avait été annoncée depuis quelques jours par des améliorations des productions industrielles et des balances commerciales.

    Ce mieux devrait se prolonger, comme le pense Eric Heyer, directeur adjoint au département analyse et prévision de l'Observatoire français des conjonctures économiques.

    "Le contexte est meilleur qu'il y a six mois. Cela traduit la prise de conscience qu'il fallait assouplir les politiques d'austérité budgétaire. Celles-ci devraient continuer à être moins rudes dans les prochains mois, ce qui redonnera du pouvoir d'achat aux ménages et de la confiance aux entreprises. Mais on ne pourra dire que l'économie européenne est véritablement repartie que lorsque l'investissement des entreprises sera de retour et ce n'est pas encore le cas."

    Pour Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis Asset Management :

    "on sort de six trimestres de recul de l'activité, une récession longue et douloureuse. Aujourd'hui, partout en Europe, on a une perception de la dynamique à l'oeuvre plus positive que ce que l'on imaginait il y a encore quelques semaines".

    Deux éléments semblent avoir joué un rôle dans cette amélioration. "La tendance à la réduction des incertitudes sur le devenir de la zone euro elle-même, rappelle Philippe Waechter. Rappelons-nous qu'il y a un an, on imaginait une sortie de l'Espagne de la zone euro..." La reprise des échanges entre pays européens y a aussi contribué. "Les commandes à l'export redémarrent, souligne-t-il. Cet élément, qui fait un peu boule-de-neige, a déjà été observé par le passé dans les phases de redémarrage des cycles économiques."

    Les Bourses européennes débutaient en hausse, mercredi, les bonnes nouvelles européennes complétant l'annonce, vendredi 9 août, que la Chine ne ralentissait plus.

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  • Hyperloop, le projet de "TGV" supersonique dévoilé

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 13.08.2013 à 09h31 • Mis à jour le 13.08.2013 à 14h47

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    Première esquisse du projet Hyperloop d'Elon Musk.Première esquisse du projet Hyperloop d'Elon Musk. | Elon Musk

    Après plusieurs mois d'incertitude, le milliardaire américain Elon Musk a finalement dissipé les doutes sur la crédibilité de son projet baptisé "Hyperloop", en dévoilant lundi 12 août une première esquisse de ce qui pourrait devenir le "cinquième moyen de transport moderne", après l'avion, le train, l'automobile et le bateau à moteur.

    Evoqué pour la première fois en juillet 2012, ce système révolutionnaire de transport supersonique à mi-chemin entre le Concorde et le chemin de fer, capable d'atteindre la vitesse de 1 220 km/h, commençait à prendre des allures de chimère. Assurant s'être "tiré une balle dans le pied" avec ce projet, Elon Musk avait indiqué au début d'août n'avoir aucune intention de construire l'Hyperloop, préférant se concentrer sur ses deux entreprises, Tesla (voitures électriques) et SpaceX (fusées).

    Lire : "Hyperloop, le pari fou du PDG de Tesla, le 'génie' Elon Musk"

     
     

    Le cofondateur de PayPal a pourtant tenu sa promesse en présentant le 12 août un document de 57 pages sobrement intitulé "Hyperloop Alpha", première pierre d'un projet qui pourrait selon lui aboutir d'ici une dizaine d'années.

     

    VINGT EUROS L'ALLER SIMPLE

    "L'Hyperloop consiste en un tube à basse pressurisation au sein duquel des capsules sont transportées à faible et à grande vitesse, reposant sur des coussins d'air pressurisé", détaille le document, issu du travail conjugué des équipes de Tesla et de SpaceX. Les capsules seraient propulsées grâce à un champ magnétique généré par une version du moteur électrique utilisé sur la voiture électrique Tesla S, alimenté par l'énergie solaire. La sensation à bord serait proche de celle d'un avion. "Ce serait doux, comme voler sur l'air".

    A en croire ce document, le projet n'est pas guidé que par la folie des grandeurs de son inventeur. Il permettrait également de réaliser d'importantes économies sur les trajets inférieurs à 1 500 kilomètres. Elon Musk envisage d'ailleurs très sérieusement de relier en trente-cinq minutes Los Angeles et San Francisco, éloignés d'environ 600 kilomètres, pour un coût total de 6 milliards de dollars. Soit dix fois moins que les 68 milliards du projet de train à grande vitesse récemment approuvé par les autorités californiennes, auquel s'est vivement opposé Elon Musk. Et bien plus rapide que les deux heures quarante de son futur trajet.

    Pour un aller simple de 20 dollars, une capsule de vingt passagers pourrait partir toutes les trente secondes pour traverser la Californie en parallèle de la très encombrée autoroute I5.

    Le trajet San Francisco-Los Angeles de l'Hyperloop.Le trajet San Francisco-Los Angeles de l'Hyperloop. | Elon Musk

    UN PROTOTYPE CONSTRUIT PAR MUSK ?

    En outre, l'Hyperloop serait beaucoup moins vulnérable aux séismes, très fréquents en Californie, et peu exposé aux accidents, "car il ne peut pas s'écraser ou dérailler".

    Restent deux motifs d'incertitude. D'une part, la volonté des autorités californiennes de revenir sur leur décision pour se lancer dans un tel projet. Mais surtout, le degré d'implication personnelle d'Elon Musk, qui pourrait peser dans la balance. Après avoir assuré plusieurs fois être "trop occupé" pour construire lui-même l'Hyperloop, le jeune milliardaire a laissé entendre lundi qu'il pourrait prendre en charge le lancement du projet, "avant de transmettre les rênes à quelqu'un d'autre".

    Vue d'artiste de la cabine de l'Hyperloop.Vue d'artiste de la cabine de l'Hyperloop. | REUTERS/HO

    Le document de présentation est d'ailleurs clair sur ce point : répétant à plusieurs reprises que le projet comporte "sans aucun doute des erreurs et des éléments à optimiser", M. Musk invite toutes les bonnes volontés à lui soumettre leurs idées, sur le modèle de l'open source. "Je suis tenté de créer au moins un prototype de démonstration, a-t-il toutefois reconnu. Je n'essaie pas de faire des tonnes d'argent avec ça, mais j'aimerais que [ce projet] devienne réalité et je pense que cela aiderait si je faisais un modèle."


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  • Budget de l'Elysée : Hollande fait plus d'efforts que Sarkozy

    Le Monde.fr Nicolas Chapuis

     

     

     

    Au jeu des économies sur le budget de l'Elysée, François Hollande l'emporte d'une courte tête sur Nicolas Sarkozy. C'est ce qu'il ressort de l'examen du rapport de la Cour des comptes sur les dépenses de la présidence de la République en 2012. Après une année marquée par la transition entre les deux chefs de l'Etat, les "sages" de la rue Cambon ont ausculté les comptes du palais, en établissant une distinction entre l'avant et l'après-15 mai 2012.

    En langage de magistrat, le verdict s'énonce ainsi :

    "La Cour constate que la recherche d'économies a été poursuivie, avec une amplification au cours du second semestre en raison des mesures prises."

    Les efforts consentis par les deux présidents permettent de ramener la dotation de l'Elysée de 108,9 millions d'euros à 102,9 millions. Près de 6 millions d'euros seront ainsi reversés au budget de l'Etat. Selon le rapport remis par Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, cette baisse globale des dépenses est principalement due à la diminution des coûts de déplacements et à la réduction des charges de personnel.

     20 000 EUROS EN MOINS POUR ALLER À BRUXELLES

    Les dépenses effectives de déplacement sont tombées à 14,3 millions d'euros en 2012, contre 17,7 millions en 2011. La Cour souligne le poids des nouvelles mesures annoncées par François Hollande dans cette réduction des coûts. Le fait de prendre le train pour aller à Bruxelles au lieu de l'avion a permis d'économiser plus de 20 000 euros pour M. Hollande, par rapport à un déplacement similaire de Nicolas Sarkozy en janvier 2012.

    De manière générale, la limitation de l'utilisation de l'Airbus A330-200 pour les longues distances et le choix de la voiture pour les courts trajets a permis de réaliser des économies. En revanche, l'utilisation du TGV "largement médiatisée", note le rapport pour les voyages en France, est "restée marginale" avec un seul voyage.

    L'allègement des dépenses de personnel est également significatif. La diminution des effectifs, engagée en 2007, s'est poursuivie sous Hollande, avec 13 membres de cabinet en moins, par rapport à 2011. Le rapport note également l'importance de la réduction du traitement du chef de l'Etat de 30 %, ainsi que le plafonnement du salaire de ses collaborateurs. Une économie de 900 000 euros a été réalisée en 2012, malgré l'augmentation de 500 000 euros des charges patronales.

    RATIONALISATION DES COMMANDES DE FLEURS

    La grosse distinction entre le premier semestre de M. Sarkozy et le deuxième de M. Hollande est surtout visible dans des sous-rubriques du budget. Plusieurs postes de dépenses ont considérablement diminué, voire ont été supprimés, après le 15 mai 2012. Il en va ainsi des sondages et études l'ancien président en était friand qui ont été supprimés par le nouveau chef de l'Etat.

    Le rapport note également que 73 % des dépenses de presse (buffets, cars, etc.) ont été effectuées lors du premier semestre. Idem pour les aménagements audiovisuels, dont 78 % concernent la période sarkozyste (0,93 million d'euros sur un coût total de 1,2 million d'euros). La cellule Internet a dépensé beaucoup moins lors du 2e semestre (180 000 euros contre 373 809 euros) notamment grâce à la suppression du site dédié à la première dame.

    Soucieux du moindre détail, le rapport note également que les coûts de fleurs sont passés de 230 000 euros en 2011 à 130 000 euros en 2012, "grâce à l'utilisation d'un logiciel de gestion". La fête de Noël a, elle, été ramenée de 310 000 à 170 000 euros.

    DES PISTES D'ÉCONOMIES EXISTENT ENCORE

    La diminution des dépenses, engagée sous l'ère Sarkozy, qui avait ouvert l'examen du budget de l'Elysée à la Cour des comptes, doit néanmoins se poursuivre, selon les magistrats. Le rapport pointe ainsi plusieurs pistes d'économies. Il s'intéresse particulièrement "à la commande publique", engageant l'Etat à poursuivre les progrès vers plus de transparence.

    Les Sages appellent par ailleurs à une refonte complète du système d'heures supplémentaires, qui coûte 1,8 million d'euros, avec de nombreuses "anomalies". L'occupation du palais de l'Alma, qui comprend une soixantaine d'appartements dévolus aux proches collaborateurs du président, doit également être clarifiée. La Cour prône la mise en place d'un nouveau régime d'occupation plus transparent, qui "doit permettre de régler la situation de personnes dont le maintien dans les lieux ne se justifie plus". Enfin elle suggère "un contrôle strict des dépenses à la table du palais", dont le budget représente 4,4 millions d'euros, et un audit du parc de véhicules ainsi que de la correspondance présidentielle.

    La situation ambiguë du pavillon de la Lanterne n'a pas échappé non plus aux auteurs. Cette résidence, habituellement réservée au premier ministre, avait été préemptée par Nicolas Sarkozy. La convention a depuis été prolongée, et François Hollande n'a pas pour l'instant émis le souhait de rétrocéder le pavillon de chasse du XVIIIe siècle, doté depuis la période Rocard d'une piscine et d'un tennis, à Jean-Marc Ayrault.


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  • Après une année 2012 douloureuse, les start-up retrouvent de l'oxygène

    LE MONDE Julien Dupont-Calbo

     

     

     

    Voilà une bonne nouvelle de plus pour les start-up françaises : depuis janvier, elles retrouvent de l'oxygène. Les levées de fonds s'enchaîneraient presque. La dernière ? Withings, spécialiste des objets connectés, a annoncé, le 17 juillet, avoir trouvé 23,5 millions d'euros.

    Les petites opérations se sont également multipliées. Jean-David Chamboredon, le médiatique gérant du fonds ISAI, a fait le calcul : au premier semestre, les montants investis dans des sociétés naissantes sont en hausse de 80 % par rapport à la même période de 2012.

    Le calvaire des entrepreneurs du numérique en quête d'argent frais serait-il terminé ? En 2012, les investisseurs, tétanisés, étaient restés très prudents. Pas tant à cause de la loi de finances 2013, qui a donné naissance au mouvement des Pigeons, que de l'incertitude fiscale liée à l'année électorale.

    "Entre avril et novembre 2012, tout était gelé", raconte M. Paulus. Selon l'Association française des investisseurs de croissance (AFIC), 443 millions d'euros ont été investis dans des sociétés innovantes en 2012. La pire année depuis 2005. Du passé, semble-t-il.

    Ce retour de fortune s'explique de plusieurs manières. Et d'abord par un phénomène de rattrapage. "Comme nous, beaucoup de fonds ont bouclé leur tour de table en 2012", remarque Marie Ekeland, associée chez Elaia Partners. C'est notamment le cas de Partech, d'Alven Capital, de 360 Capital Partners et de Ventech.

    Les fonds d'investissements ont récolté 1,03 milliards d'euros en 2012, contre 451 millions en 2011, d'après l'AFIC. Logiquement, ce petit monde a mis le pied sur l'accélérateur. "Nous bouclons déjà notre dixième investissement de l'année", affirme Mme Ekeland.

    "TENDANCE DE FOND"

    Autre facteur, l'alourdissement de l'impôt sur la fortune. Certains particuliers se seraient davantage tournés vers le dispositif ISF-PME, une niche fiscale qui pousse à investir dans les petites entreprises... avant la fin du mois de juin.

    Mais l'explication n'est pas que conjoncturelle. "C'est une tendance de fond. Le numérique est de plus en plus attractif pour les investisseurs, qui cherchent des secteurs en croissance ", note Nicolas Véron, le dirigeant de NewFund. Enfin, les projets à financer pullulent. "Cela vient de partout, se félicite Nicolas Celier, chez Alven Capital. Avec la crise, Pôle Emploi est devenu le plus grand incubateur d'Europe".

    Le "petit dernier" de la bande du capital-risque parisien, Breega, scrute ainsi les projets des start-up hexagonales depuis le mois d'avril.

    A la barre, François Paulus, un ancien dirigeant de Neuf Cegetel. A ses côtés, une quarantaine d'investisseurs français ou étrangers. Certains sont des vétérans bien connus dans les télécommunications : Michel Combes, l'actuel PDG d'Alcatel-Lucent ; son lointain prédécesseur, le retraité Serge Tchuruk ; Michel de Rosen, le président d'Eutelsat ; Frank Esser, l'ex-DG de SFR, ou Jacques Veyrat, l'ancien homme fort du groupe Louis Dreyfus.

    D'ici la fin de l'année, Breega souhaite disposer de 25 millions d'euros. Il en a déjà 12. Son objectif est de soutenir une dizaine de jeunes pousses "qui font un peu de chiffre d'affaires, qui ne sont pas trop gourmandes en capitaux et qui disposent d'une technologie exportable", explique M. Paulus. Le premier investissement de Breega? Click and Walk ; une application mobile, bien sûr.


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    100 idées à importer 09/07/2013 à 16h04

    Les toilettes économes 

    Pour économiser l’eau des toilettes, une idée brillante

    Japon

     


    Les toilettes japonaises économiques (Stéphan Bricogne pour Rue89)

    Au Japon, Stéphan a croisé « une chose extraordinaire » dans de nombreuses maisons personnelles :

    « Je me suis toujours demandé pourquoi on avait importé de ce pays des choses inutiles (Tamagotchi et autres karaokés) mais pas cette idée tellement simple et géniale. »

    Jugez plutôt :

    « Après utilisation des toilettes, vous tirez la chasse d’eau normalement. De l’eau sort automatiquement par un robinet (cf. photo). Vous vous lavez les mains avec cette eau. Certes, elle deviendra “sale” et savonneuse, mais elle ira directement dans le réservoir des toilettes car le lavabo est situé au-dessus de la chasse d’eau. La prochaine fois que vous tirerez la chasse d’eau, ce sera avec de l’eau déjà utilisée. »

    Bilan dressé par Stéphan :

    • une économie considérable d’eau ;
    • une incitation à se laver les mains (l’eau sortant du robinet, autant se laver) ;
    • gain de place, lavabo et toilette étant sur la même unité d’espace.
     

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  • IBM Services Center Lille représente 200 embauches dès la première année. Il est destiné à fournir aux clients français des services de proximité.

    Le géant américain de l'informatique IBM a annoncé lundi 24 juin l'ouverture d'un nouveau centre de services à Lille, qui doit permettre la création de 700 emplois dans les trois à cinq ans, dont près de 200 dès la première année.

    IBM Services Center Lille, qui sera implanté sur le site lillois d'Euratechnologies, aura pour mission de fournir aux clients français des services de proximité, a indiqué IBM, dont le président de la filiale française Alain Bénichou était présent à Lille lundi avec le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, pour préciser les enjeux de cette implantation.


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  • France inter

     Ras-le-bol des mauvaises nouvelles.

     

    Ce n’est pas moi qui le dis, mais c’est ce que l’on entend de plus en plus partout. L’envie de sortir de la grisaille, l’envie de trouver des coins de ciel bleu. Et le chroniqueur que je suis, n’est pas loin de partager cet avis, il est parfois lassé de commenter un jour la France qui n’a pas le moral, le lendemain l’Europe qui fait du surplace, le jour d’après les impôts qui eux courent trop vite. Ce résumé est exagéré mais ce matin encore, quelles sont les principales informations ? A peine tournée la page du quotient familial, on voit le pays prêt à s’écharper sur les retraites ; le FMI annonce que nous serons en récession cette année. Quoi encore ? L’étude annuelle et respectée du cabinet Ernst & Young montre que les investissements étrangers en France ont décroché l’an dernier ; enfin, on a appris que le budget voiture des automobilistes grimpe toujours. Au total, du gris !

     

    Mais vous êtes décidé à trouver les coins de ciel bleu ?

     

    Coûte que coûte dans l’économie ! Et rien qu’en feuilletant Les Echos de ce mercredi, on en trouve, vous allez voir de toutes sortes. Je vous les livre en vrac. Exemple numéro un : quand on regarde de près l’étude sur l’attractivité dont je viens de parler, on découvre que la région lyonnaise a attiré l’an dernier plus que jamais dans son histoire les entreprises étrangères, avec 4.000 emplois nouveaux à la clé. Bravo ! Exemple numéro deux : on apprend que Les Galeries Lafayette vont ouvrir dans quelques jours des très grands magasins à Djakarta et Pékin. Et alors, me direz-vous ? Et alors, les grandes enseignes tricolores savent se vendre.

     

    Quoi encore, Dominique ?

     

    On a vu les images de François Hollande baptisant le porte-conteneur français Jules Verne à Marseille. C’est une chose. Ce qui en est une autre, ce sont les bons résultats de l’armateur, le français CMA-CGM, le troisième mondial, qui viennent d’être publiés. Chiffre d’affaires, bénéfices : la crise a l’air finie. Bravo ! Quoi encore dans l’actualité d’hier ou d’aujourd’hui ? Le succès d’un certain nombre d’entreprises françaises dans les LED, l’éclairage aux diodes électroluminescentes, ce sont les ampoules où le filament est remplacé par des puces électroniques. Elles débarquent sur le marché, vont remplacer progressivement nos ampoules classiques, c’est une révolution technologique et l’actualité, c’est que la RATP est la première entreprise de transport au monde à les installer partout, dans le métro, le RER. 250.000 points lumineux à changer en 4 ans.

     

    C’est fini pour les bonnes nouvelles ?

     

    Non ! L’opérateur téléphonique SFR a annoncé hier que dans quelques jours, un certain nombre de ses clients parisiens pourront avoir du très haut débit Internet, à un Gigabit par seconde. C’est dix fois plus que la fibre optique, vous pourrez télécharger un film en une seconde. Seul Google le teste aussi à Kansas City. Les Français veulent rester dans la course technologique.

     

    Y a-t-il une conclusion à tout cela ?

     

    Non, sinon d'essayer de convaincre que parler de ce qui marche, ce n'est pas forcément niais.


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  •  La vie est ce que l'on est.

    Si tu es positif le monde est encore plus positif.

    les sites de bonnes nouvelles.

    http://www.bonnesnouvellesdujour.fr/

    http://www.des-bonnes-nouvelles.org/

    http://www.le-jbn.com/

    http://www.newzitiv.com/


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  • Scoop :Y'a des bananes dans le Banania.


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  • Le RSA : Deux Ayants-droit sur trois ne le demandent pas.


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  • En 2002 5,3 millions de décès dans le monde ont pour origine l'insuffisance d'activités physiques et la sédentarité  (temps total passé ainsi ou allongé dans la journée), d'après les dernière méta-analyses statistiques internationales.

    En comparaison, le tabagisme n'est directement responsable " que" 5,1 millions de morts.


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  • Bassiste et musicien de jazz réputé, protégé de Stevie Wonder, Richard Bona a aussi accompagné des stars de la pop. Consterné par ces artistes qui se produisent en playback, il livre ses pistes pour les repérer. 

     
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/musique/richard-bona-ses-4-indices-pour-reperer-le-playback_1249004.html#CZUButiz6OaKc9Rs.99 


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