• Les utopies sont en route. Le revenu de base pourrait même rapporter 1 milliard .


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  • À Mossoul, Daesh… interdit la burqa

    | 6 septembre 2016
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    L’Émirat islamique (Daesh) a interdit le port de la Burqa (ce vêtement qui masque le visage des femmes).

    En effet, au cours des dernières semaines, de nombreux Résistants, travestis en femmes, ont éliminé des leaders de l’organisation.

    Désormais, toute femmes portant une burqa sera considérée comme un ennemi potentiel et sera passible d’une dure punition.


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    ARTICLE

    Bonne nouvelle

    Le monde est moins violent

    par Jean-Louis Servan-Schreiber
     
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    Le monde nous est présenté comme toujours plus hostile. pourtant, les statistiques contredisent notre ressenti : Partout, la violence recule.
    Lorsque Caïn tua Abel, le taux d’homicide par habitant fut, d’un coup, le plus élevé de l’histoire humaine : 25 %. Depuis, celle-ci a semblé tissée de massacres sanglants. Pourtant, le taux de violence n’a cessé de baisser. En 1400, du temps de Charles VI, on comptait 50 homicides pour 100 000 personnes. En 2010, seulement 1 pour 100 000. Comme le constate l’historien Robert Muchembled (« Une histoire de la violence », Seuil, 2008), au XXIe siècle, la violence homicide est un phénomène résiduel en Europe.

    Partout sur la planète, la violence est en régression. Depuis l’an 2000, il n’y a jamais eu aussi peu de conflits armés. Sortant des grandes hécatombes du xxe siècle, ça peut sembler quasi miraculeux. Mieux encore, en France par exemple, la violence est au plus bas, depuis les agressions physiques jusqu’aux atteintes aux biens A l’exception, bien sûr, des vols de téléphones portables, puisqu’avant l’an 2000 on en possédait peu. 
     
    Pourtant, autour de 10 % de nos concitoyens déclarent se sentir en insécurité. Seraient-ils mal informés ? La réponse est oui. La violence est un thème à haute rentabilité politique et médiatique : bien mise en valeur, elle rapporte des électeurs frileux et nombre de lecteurs ou téléspectateurs. Ne suffit-il pas d’un seul meurtre de joggeuse au coin d’un bois, comme à Nîmes en janvier dernier, pour nourrir l’ouverture des journaux télévisés plusieurs jours de suite ?

    Sans doute qu’une bonne partie de ceux qui lisent ces lignes ne voudront pas les croire exactes ou honnêtes. Affirmer que la violence est au plus bas va à rebours des discours et des gros titres. Or, en France, les homicides sont rarissimes, et c’est peut-être une des raisons pour lesquelles ils sont montés en épingle par les médias. Quand, après la Seconde Guerre mondiale, un meurtre était commis dans une ville de province, seul le journal local le relayait. Aujourd’hui, c’est un événement national sur nos écrans. Mais les faits sont têtus : le monde est moins violent, heureusement. 
    Il est vrai que la violence est inscrite dans la nature humaine. Les psychologues et anthropologues expliquent, statistiques à l’appui, qu’elle est essentiellement le fait de jeunes hommes, entre 15 et 30 ans, et que seules 10 % des violences sont perpétrées par des femmes. Même si les gangs de filles se multiplient et de ce fait inquiètent, ils ne pèsent guère dans les chiffres.

    Le principal problème de nos sociétés éprises d’ordre et de sécurité réside dans le contrôle de la violence des jeunes. Car notre part animale et masculine nous pousse en effet à l’agression, au conflit, à la castagne, à la baston… bref, au combat, singulier ou collectif. La « chair à canon » n’avait-elle pas accueilli avec exaltation la déclaration de guerre en août 1914, avant de partir se faire faucher par les mitrailleuses ? Aujourd’hui, des supporters des clubs de foot vont aux matchs moins pour le score que pour en découdre avec ceux d’en face. Ils ont besoin de satisfaire leurs pulsions agressives sur des semblables qui ne leur ont pourtant rien fait. 

    Ces comportements, comme celui des casseurs en fin de manifestations, ne concernent qu’une minuscule fraction de la jeunesse et sont rarement meurtriers. Le sport n’est-il pas d’ailleurs un des moyens, dans nos sociétés, de sublimer la violence et de canaliser les énergies aux âges où elles risquent de déborder ? Freud nous explique la sublimation comme le moyen d’éviter les conséquences destructrices de notre agressivité naturelle. Il faut la transformer en autre chose, depuis le combat de boxe jusqu’à la création littéraire. Pour Freud, tout cela fait partie de la libido, et donc de notre énergie vitale qui peut tout aussi bien construire que détruire.

    Devant la violence, nous avons tendance à demander davantage de moyens répressifs, de policiers, de systèmes de contrôle et de surveillance. Mais le plus efficace n’est-il pas que chacun intègre, par l’éducation, les valeurs qui permettent de vivre ensemble ? Le cinquième commandement, « tu ne tueras point », a formulé la première condamnation absolue de la violence, une novation pour l’époque. Il aura néanmoins fallu des dizaines de siècles pour que ça fonctionne à peu près. Ainsi les duels, longtemps considérés comme formateurs pour les jeunes nobles porteurs d’épée, n’ont été interdits que par Richelieu. Et avec des résultats inégaux, comme nous l’a narré Alexandre Dumas. L’infanticide, le crime des crimes, n’a été condamné par la loi qu’au XVIIe siècle. Quant à l’interdiction de la torture et de la peine capitale, une bonne partie du chemin reste à faire à l’échelle du monde. 

    Le vrai progrès, récent puisqu’il ne date que du siècle dernier, est d’avoir collectivement compris que notre gendarme intérieur, appelé « surmoi » par Freud, est bien plus puissant que celui portant le képi. Ce qui, en passant, plaide en faveur du projet Peillon de cours de morale à l’école. Maintenant qu’on n’envoie plus les enfants au catéchisme, qui a pris le relais pour inscrire le cinquième commandement dans les jeunes cerveaux ? Ce ne sont plus les instituteurs, trop rarement les familles.



    Un carton au box-office

    Dans le même temps, la mise en scène de la violence a atteint son paroxysme. Entre les films où la brutalité se fait de plus en plus crue, les jeux vidéo toujours plus destroy, les affiches de cinéma dont au moins une sur deux montre un homme tenant une arme, on représente la violence comme normale, et même valorisante. C’est un miracle, dans une atmosphère pareille, que la criminalité continue à régresser. Une véritable schizophrénie sociale. 

    Ceux qui font commerce de ces images arguent que la violence symbolique métabolise nos pulsions. Difficile à croire quand on constate la précocité des jeunes délinquants. Qui leur présente des contre-exemples ? La douceur, le calme, la maîtrise de soi et la discussion ne font pas de bons scores au box-office. La violence, comme le sexe, rapporte tellement plus. 

    Si la violence diminue partout, elle rôde toujours dans les têtes. Nous devons vivre avec, socialement et politiquement. 

    Les viols restent la forme de violence la plus répandue et celle qui baisse le moins vite. Plus de 200 par jour, 75 000 par an en France. Sans compter que seuls un dixième d’entre eux sont déclarés, 80 % ayant lieu dans un cadre privé, du fait d’hommes connus de la victime, souvent membres de la famille. De nos jours et partout dans le monde, si les violences entre hommes régressent, celles à l’égard des femmes résistent et souvent ne sont même pas réprimées. 

    Pour toutes les autres formes de violence, y compris les vols, destructions de biens et incendies de voitures, la tendance est à la baisse. Pourtant, les petits larcins, vols à la tire et pickpockets restent une source de craintes dans les villes et les lieux touristiques. Paris est même considéré comme dangereux par les Asiatiques, les jeunes voyous ayant repéré que les Chinois portent sur eux de grosses sommes en liquide. Cependant, au fur et à mesure, on trouve les moyens de faire face. Ainsi, il y a quelques années, les succursales des banques étaient braquées en nombre chaque jour. Désormais, on n’y trouve plus de cash, et les distributeurs de billets ne se laissent pas intimider par une arme. Les braquages ont chuté.
     
    L’insulte, plus agressive qu’un coup de poing

    Objectivement, les menaces sont faibles dans nos pays paisibles, mais cela n’empêche pas la peur, attisée par le fait que le moindre acte violent est rendu public, monté en épingle et devient un argument polémique. C’est pourquoi la violence perçue est devenue plus importante que la violence en chiffres.

    Habitués à une société plus paisible, notre seuil de tolérance à toute forme d’agressivité s’est fortement abaissé. Désormais, une insulte nous paraît plus brutale qu’un coup de poing il y a un siècle. Ce que nous ressentons comme violent dans notre quotidien relève plus des incivilités qui, elles, augmentent d’autant plus que les bases du vivre ensemble ne sont plus enseignées. 

    Avec la crise, s’ajoute une vulnérabilité sociale accrue qui fait craindre à 40 % des Français d’être déclassés, voire de tomber dans la pauvreté. Un monde où les soutiens financiers se font plus étriqués et où le chômage s’accroît est forcément perçu comme plus brutal. 
    L’unique forme de violence physique qui résiste, et augmente même dans certains pays, est celle que l’on retourne contre soi. Aux Etats-Unis, par exemple, le taux de suicide croît, depuis le début de ce siècle, en particulier chez les 35-54 ans, du fait de la crise et de l’affaiblissement du lien social. Un Américain sur trois, âgé de plus de 45 ans, ne déclare-t-il pas souffrir de solitude chronique ?

    Il suffit de consulter le tableau de l’Organisation mondiale de la santé sur les causes de décès pour comprendre que, dans neuf cas sur dix, ils sont dus aux violences auto-infligées, de l’alcoolisme au suicide (voir page ci-contre). Sans oublier les desperados de plus en plus nombreux qui, depuis vingt ans, entraînent des innocents dans leur mort. Si le monde reste violent au XXIe siècle, c’est d’abord de notre fait. Et face à ça, la police ne peut rien.

    Qui, parmi les Occidentaux, n’a pas eu un sourire indulgent et sceptique à l’égard des militants non-­violents à la Gandhi ? Il n’aura pourtant pas fallu trop longtemps pour que la non-violence soit, dans les faits, dominante. 

    Offrons le dernier mot au dalaï-lama, le visionnaire souriant : « La violence est démodée. Laissons les valeurs féminines s’épanouir dans nos sociétés afin de changer les mentalités. C’est essentiel pour construire une paix durable et le futur de l’humanité. »
     
     
     
     
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  • MARCHER 30 MINUTES LE MATIN PEUT TRANSFORMER VOTRE VIEMARCHER 30 MINUTES LE MATIN PEUT TRANSFORMER VOTRE VIE Pour avoir une vie saine, perdre du poids et éviter des maladies comme l’hypertension, l’embolie, la dépression, les crises cardiaques, l’obésité et certains cancers, il est primordial de pratiquer une activité physique régulière. L’idéal est de faire de la marche le matin, au moins 2 heures et demies par semaines. Les bienfaits de la marche sont nombreux, en voici quelques-uns. Les bienfaits de la marche matinale : Rien ne sert de courir pour maintenir son corps en bonne santé. Marcher régulièrement 30 minutes le matin, baisse le risque d’avoir le diabète ou de déprimer. Cette activité diminue le risque de mort prématurée, combat les maladies cardiovasculaires et maintient en bonne santé, selon le Dr. Gregg Fonarow, porte-parole de l’Académie Américaine du Cœur (American Heart Association). L’étude que le Dr Gregg Fonarow a faite a démontré que marcher apportait plus de bienfaits au corps que courir. Réduit de 7% le taux du mauvais cholestérol contre seulement 4,3 en faisant de la course. Réduit de 12,3% le risque d’être atteint de diabète contre 12,1% en courant. Réduit de 7,2% l’hypertension contre 4,2% en faisant de la course. Réduit de 9,3% le risque de contracter des maladies cardiaques contre 4,5% en courant. Toutefois, pour maigrir, courir est plus efficace que marcher. Comment profiter du maximum des bienfaits de la marche ? Il est important de commencer par faire des échauffements avant de commencer à marcher. Le corps doit se préparer à l’effort physique qu’il va accomplir. Il doit également, faire des étirements à la fin de chaque marche, pour éviter qu’il se refroidisse. Pour ne pas blesser son corps et éviter les lésions, il est impératif de ne pas dépasser ses capacités, de maintenir une respiration régulière tout en faisant des mouvements lents. Afin de tirer le maximum de bénéfices de la marche à pied, les orteils doivent être tendus vers l’avant, les bras bouger naturellement et continuellement et les épaules légèrement en arrière. En marchant, le menton doit être suffisamment élevé pour ne pas voir le sol et le talon doit être le premier à toucher le sol. Le poids du corps fait le reste du travail.

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  • http://www.lilo.org/fr/

    En faisant vos recherches avec Lilo, vous financez gratuitement et sans effort des projets sociaux et environnementaux.


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  • Pour un vrai choix en 2017 !

    Qu'est-ce que LaPrimaire.org ?

    LaPrimaire.org est une primaire ouverte, organisée pour permettre aux Français de choisir librement, de manière transparente et démocratique, les candidats qu'ils souhaitent voir se présenter à l'élection présidentielle de 2017 (voir notre manifeste).

    https://laprimaire.org

     


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  • 1147020_linde-a-le-premier-aeroport-tout-solaire-au-monde-web-tete-021269971501.jpg

    L’aéroport international de Cochin a construit une ferme solaire qui s’étend sur 20 hectares. Et si l’avenir était aux aéroports 100 % solaires ? Alors que le transport aérien est régulièrement pointé du doigt pour ses émissions de gaz à effets de serre, l’aéroport international de Cochin a décidé d’innover . Le 18 août, cet aéroport du sud-ouest de l’Inde est devenu le premier au monde à ne fonctionner qu’à l’énergie solaire. Le projet, mené par Bosch pendant deux ans, permet aujourd’hui de fournir une puissance de 12 megawatts grâce à une ferme solaire qui s’étend sur 20 hectares. Ces 20 hectares devraient générer plus de 50 000 kilowatts/heure par jour selon Bosch , ce qui devrait rendre l’aéroport totalement neutre pour le réseau électrique environnant. Autrement dit, le réseau électrique « normal » ne devrait pas avoir à fournir l’aéroport en électricité. Précision importante, l’installation solaire ne dispose d’aucune batterie et sera directement reliée au réseau. Selon Bosch, ce projet est le plus grand jamais construit dans un aéroport en Inde. 300 000 tonnes de CO2 économisées Avec ces travaux, l’aéroport compte économiser 300.000 tonnes d’émissions de CO2 dans les 25 prochaines années, soit l’équivalent d'1,2 milliard de kilomètres parcourus en voiture. 

    L’Inde fait le pari de l’énergie solaire > Le fonds industriel de bpifrance mise sur un solaire révolutionnaire > L’avion solaire Solar Impulse 2 bloqué à Hawaï jusqu’en avril 2016 Depuis deux ans et le début de ce projet, l’entreprise allemande a fourni ou est en train de fournir 50 megawatts en projets solaires en Inde. Le second pays le plus peuplé au monde dispose d’une capacité de 4 gigawatts en énergie solaire actuellement , soit légèrement moins que les 5 gigawatts installés en France. D’ici 2022 cependant, l’Inde compte atteindre les 100 gigawatts en investissant près de 100 milliards de dollars.

    La Chine veut alimenter 1 million de ménages au solaire Si l'Inde investit massivement dans l'énergie solaire, son voisin chinois n'est pas en reste. Dans le désert de Gobi, dans le nord-est du pays, la Chine construit sa première centrale solaire commerciale qui devrait fournir de l'électricité à 1 million de ménages en 2020 selon le Quotidien du Peuple . Le projet s'étendra sur 2.550 hectares et utilisera un réseau de milliers de miroirs. Etienne Combier 


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  • En voir nombre milliardaires augmenter, l'Afrique comptait 29 milliardaires 2014, Forbes

    L'Afrique du Sud, l'Egypte et le Nigeria sont les trois pays africains qui comptent le plus de millionnaires.

    Le nombre de millionnaires sur le continent africain continue de progresser, selon une étude de New World Wealth publiée en juillet et reprise par le site américain Quartz .

    Depuis 2000, le nombre de personnes avec des avoirs financiers équivalant au moins à un million de dollars a augmenté de 145 % sur le continent africain, selon New World Wealth. Un nombre qui pourrait encore croître de 45% durant la prochaine décennie. Mais ces millionnaires ne sont pas répartis de manière homogène sur le continent.

    Quelque 46.800 millionnaires vivent en Afrique du Sud, pays qui en compte le plus, suivi par l’Egypte (20.200) et le Nigéria (15.400). A titre de comparaison, la France comptait 2,1 millions de millionnaires (calculés en dollars, soit près de 922 000 euros) en 2013.

    833 millionnaires pour 1 million d'habitants en Afrique du Sud

    En 14 ans, le revenu par habitant a connu une hausse de 133% en Afrique, alors que la moyenne mondiale a été de 63%. Un constat boosté par la croissance du revenu par habitant en Angola de 532%. Mais c’est la République de Maurice (1,3 million d’habitants) qui a le revenu par habitant le plus élevé (21.470 dollars). Un résultat qu'il doit à sa forte concentration de millionnaires. Pour un million de Mauriciens, il y a 2.469 millionnaires. En Afrique du Sud, ce nombre tombe à 833 millionnaires pour un million d’habitants. Mais le pays est presque 50 fois plus peuplé que l'île de l'océan indien.


    Malgré ces bons chiffres, la croissance économique des pays africains ne profite pas à l'ensemble de la population , notamment ses classes moyennes.

     


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  • Fabrice Bonnifet directeur développement durable chez Bouygues dans WE Demain

    "On peut espérer que le dogme de la croissance infinie, dans un monde fini sur le plan des ressources, laisse la place à la prospérité de tous sans croissance."


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  • L'argent du Téléthon

    Un patient reçois ce genre de courrier une fois par mois.

    Télé Bluebell Girls Thon


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  • Ce sont les Britanniques qui l'affirment : les Français sont les plus productifs d'Europe. Selon le British Office for National Statistics (ONS), le bureau national de la statistique, nous sommes - avec les Allemands, les plus productifs d'Europe. Parmi l'ensemble des pays du G7, en 2012, seuls les Etats-Unis font mieux que nous. Le Royaume-Uni, lui est derrière, de même que l'Italie - et de très loin. Quand au Canada et au Japon, ils ferment la marche des pays du G7 observés par l'ON

     

    Graphique productivité


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  • Le scandale de la vache folle en 1996 a été un tournant. Celui de la viande de cheval en 2013 a renforcé la suspicion. Désormais, les consommateurs français veulent savoir ce qu’ils mangent exactement. C’est ce qui ressort du baromètre* ANIA (Association nationales des Industries alimentaires) et OpinionWay publié ce mercredi et dévoilé par 20 Minutes.

    Si le prix reste le critère d’achat majeur, il continue de baisser par rapport à l’année précédente (66%, contre 73% en 2013) au profit de la composition des produits (53% contre 35%) et de la composition nutritionnelle (31% contre 27%). L’attention portée à l’origine biologique des produits alimentaires progresse elle aussi (22% contre 18%).

    La part allouée au budget alimentaire en hausse

    «Les choses ont changé en profondeur. Il y a une plus grande défiance envers la nourriture industrielle, note Christian Rémésy, nutritionniste et directeur de recherche INRA (Institut national de la recherche agronomique). On compte aujourd’hui 2 milliards d’être humains en surpoids, dont 600 millions d’obèses, alors que ce problème n’existait pas avant. Il y a une prise de conscience qu’il faut savoir faire les bons choix».

    Reflet de cette préoccupation, la part allouée au budget alimentaire a progressé depuis 2008 pour atteindre 13,5% en 2013, selon une étude du Crédoc. «C’est du jamais-vu, souligne Pascale Hébel, directrice des études consommation au Credoc. Avec la crise économique, les Français ont d’abord acheté des produits à bas prix pendant un an. Déçus par leur qualité, ils ont ensuite acheté moins mais de façon à privilégier le plaisir et la qualité».

    Plus attentifs, les consommateurs ont relevé leur niveau d’exigence. Selon le baromètre, 42% des Français interrogés souhaitent que les entreprises de l’industrie alimentaire fassent des efforts en priorité sur un étiquetage compréhensible de la valeur nutritionnelle des produits alimentaires (+8% par rapport à 2013).».

    Les plus âgés, les plus diplômés et les jeunes sont les plus concernés

    Tous les Français interrogés n’ont cependant pas le même degré d’exigence. Dans le baromètre, ce sont les plus de 65 ans qui font grimper les statistiques : 62% sont préoccupés par la composition des produits, 32% par l’origine biologique, et 81% sont prêts à payer plus cher si le produit porte un label de qualité (contre 73% en moyenne). Mais ce ne sont pas les seuls à se soucier de la qualité des aliments.

    D’après Pascale Hébel, la question préoccupe aussi les plus diplômés et les jeunes, sensibilisés depuis leur enfance par les messages que martèle le Programme national nutrition santé (PNNS), le plan de santé publique mis en place depuis 2001. En revanche, précise-t-elle, «la question de la santé alimentaire n’est pas une priorité pour les plus modestes», moins bien informés et qui pâtissent le plus d'une mauvaise alimentation. Jean-Philippe Girard, président de l'association nationale de l'industrie alimentaire, le concède : «on a un travail important à faire là-dessus pour que tout le monde ait la même offre», de qualité et à prix abordable.

    * Etude réalisée selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon représentatif de la population natuionale de 1.006 individus âgés de 18 ans et plus.


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