• 5 bonnes nouvelles

    Cinq nouvelles encourageantes

    • Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 12 % en vingt-deux ans

    Entre 1990 et 2012, la France a vu ses émissions de gaz à effet de serre (GES) diminuer de 12 % selon les évaluations du ministère. Cette évolution est directement liée à la crise économique. Ainsi, le ralentissement est manifeste dans l’industrie manufacturière et la construction, dont les émissions dues à la consommation de combustibles ont reculé de près d’un quart sur la période.

    D’autres secteurs ont réalisé de réels progrès. C’est le cas de l’agriculture notamment, qui est dans l’Hexagone la deuxième source émettrice de GES et de loin la première pour le protoxyde d’azote (N2O). Elle a fait chuter son taux de N2O de 16 % en freinant l’épandage d’engrais minéraux.

    Mais le principal émetteur de GES, le secteur des transports, connaît la tendance inverse. Le principal responsable est de loin le trafic routier, dont les émissions ont augmenté de 1,8 % par an jusqu’en 2004, et de 0,7 % depuis. En deux décennies, 4 100 km d’autoroutes supplémentaires ont été construits, contre 1 700 km de lignes de train à grande vitesse, tandis que la part du fret ferroviaire a été divisée par deux. Une petite note positive toutefois : le vélo gagne du terrain. Ces quatre dernières années, le nombre de pistes cyclable a augmenté de 75 %.

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    • Près de 15 % de notre consommation d’énergie provient d’une source renouvelable

    Vis-à-vis de l’Union européenne, la France s’est fixé pour objectif de pouvoir répondre, d’ici 2020, à 23 % de sa consommation finale d’énergie (électricité, chauffage, etc.) grâce à des moyens de production qui exploitent des sources renouvelables. On en est loin. Cependant, la part de ce secteur a doublé dans l’Hexagone entre 2008 et 2013, passant de 7 % à 14,2 %.

    Emblématiques, l’éolien et le solaire photovoltaïque ne comblent ensemble qu’à peine 4 % de nos besoins en électricité. En outre, l’installation d’éoliennes ralentit. La production d’hydroélectricité, elle, demeure relativement stable tandis que la méthanisation de résidus agricoles ou d’ordures ménagères et la culture de biocarburants sont en plein essor. Rappelons toutefois que le nucléaire fournit encore les trois quarts de l’électricité française.

    • La consommation de chauffage a diminué de 10 % en vingt ans

    Malgré la croissance de la population et du nombre de logements, l’énergie destinée au chauffage a diminué de 10 % entre 1990 et 2011 grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.

    Mais, dans le même temps, les ménages se sont dotés de quantité d’appareils faisant exploser la consommation d’électricité spécifique (appareils ménagers, écrans multimédias, éclairages) : celle-ci a grimpé de 80 %. Aujourd’hui, ordinateurs et autres appareils numériques représentent 13 % de la consommation électrique totale.

    • Le budget de la protection de l’environnement en forte hausse

    En 2012, 47,5 milliards d’euros ont été consacrés à la protection de l’environnement, soit un montant trois fois supérieur à celui de 1990. Cette somme provient à 40 % des entreprises, 28 % des ménages et 32 % des administrations publiques. Le chapitre de la protection de l’environnement rend compte à la fois des efforts pour la protection de l’air, du climat, de la biodiversité, mais aussi de la lutte contre le bruit, de la gestion des déchets… Ce dernier secteur constitue avec celui des eaux usées le principal poste budgétaire. A eux deux, ils absorbent 62 % des financements.

    La France se plaçait, en 2010, au quatrième rang de l’Union européenne pour ses dépenses par habitant en faveur de l’environnement, derrière l’Autriche, les Pays-Bas et l’Italie.

    • La collecte sélective a augmenté de 80 % depuis 2000

    Le recyclage des déchets ménagers a bien progressé en quinze ans et les Français ont de plus en plus recours aux déchetteries. La courbe d’augmentation de leurs ordures, emballages et autres détritus évolue moins vite que celle de leur consommation.

    Cependant, ces tonnages-là ne pèsent pas lourd face à ceux générés par le secteur de la construction. En effet, dans l’Hexagone, près de 70 % des rebus sont constitués de minéraux essentiellement issus de chantiers (déblais, terres, cailloux), qui peuvent être partiellement réemployés.

    Lire aussi : Construire avec des matériaux d’occasion

    Par ailleurs, les habitudes changent pour les grandes surfaces aussi : on distribue moins de publicités dans les boîtes aux lettres et les quantités phénoménales de sacs en plastique ont été divisées par neuf en six ans.

     


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